21
jan

Drake 1

La communauté solaire Drake Landing d’Okotoks (un quartier d’une cinquantaine de maisons basse consommation) vient de recevoir l’Energy Globe World Award pour son système de stockage sous-terrain de l’énergie solaire d’une saison à l’autre. Les performances du chauffage des logements sont extraordinaires : 90% de l’énergie utilisée dans l’année provient de l’énergie solaire !

Plus de détails sur ces liens : Canmetenergie, Batiweb

26
déc

New-York

Pour les amateurs de bon vin qui pensaient avoir trouvé le lieu idéal pour apprécier une bonne bouteille à New York, quittez un moment vos bonnes adresses du Meatpacking District, et filez donc plus haut que la High Line car l’esprit des traversées transatlantiques n’attend que quelques verres pour trinquer à sa résurrection.

Celle-ci aurait peut-être due s’échouer sur la plage magique située sous le Brooklyn Bridge, mais, mieux encore, voici qu’elle transforme de ses verres grossissants la face opposé de New York du côté des rives de l’Hudson, sur les quais qui l’ont inspirée.

NYC, Private Passage, Malcolm Cochran, un grand cru à déguster sans modération.

10
nov

Alebrijes-Mexico-Zocalo-2011

Parcours nocturne à Mexico le soir de la fête des morts.

La ferveur populaire nous entraine jusque sur le Zocalo, véritable cœur  de la ville historique. Sont exposées pour la semaine des centaines d’Alebrijes monumentales, créatures oniriques fabuleuses qui semblent reprendre vie en nous invitant à un rêve éveillé dès la nuit tombée.

De jour l’effet est tout aussi somptueux, les détails, les nuances, la science des proportions, les motifs exprimés par tant d’objets usuels détournés, le jeu de correspondances en tous genres impressionne et véhicule au plus grand nombre de multiples messages. L’effet est garanti, petits et grands sont fascinés !

Les structures imposantes sont réalisées à base de papier journal. Les feuilles trouvent leur forme sur une armature métallique légère et sont ensuite peintes, une vernis hydrofuge de finition donne à ces créations l’autre pouvoir de résister aux assauts de la pluie, du soleil et du vent plusieurs semaines sans aucun problème.

Dixit :  »Los Alebrijes son animales fantasticos que poseen garras para aferrarse a la tierra, logrando un sentido de realidad y alas para construir sueños y volar tras ellos. »

L’imagination de certains n’ayant pas de limite on peut aussi s’essayer aux alebrijes gustatives !

Philippe Vathonne – Nov 2011

16
oct

Laura Todoran

Bucarest est une ville mêlant, un urbanisme forcené et une nature indomptée qui ressort là où l’on attend le moins. La meilleure illustration de ce phénomène qui nous plonge entre l’imaginaire et le réel sont ces centaines de maisons, ces pylônes, ces murs entièrement recouvert par une végétation abondante et luxuriante. Il s’agit d’un mariage improbable et pourtant bien réel entre l’architecture, et la végétation, entre l’ordre, le fonctionnel qui a conduit à mutiler une partie de la ville et une nature excentrique, abondante, ornementale sans règles apparentes. Ce travail photo comprend environ 30 lieux emblématiques de cette union, il nous fait plonger dans un univers totalement nouveau nous renvoyant des images appartenant à l’inconscient, au monde de l’enfance, à un carrefour entre les réalités.

03
avr

100 PAS

by admin | No Comments

Instant 10Instant 9Instant 8Instant 6

13
mar

Sir Ken Adam, né le 5 février 1921 à Berlin, est un architecte et chef décorateur de cinéma britannique d’origine juive allemande. Sa famille fuit le nazisme vers le Royaume-Uni dans les années 1930. Adam servit dans la RAF durant la Seconde Guerre mondiale. Il est entré dans l’industrie cinématographique anglaise, puis américaine dans les années 1950.

Ci-joint une petite interview au sujet du célèbre WAR ROOM, la salle de guerre qui accueille le président des Etats-Unis avec son conseil de ministres et généraux dans le film Dr Strangelove (Docteur Folamour) et qui constitua par la suite une référence mondiale.

Bon voyage !

06
mar

ESTANCIA

On raconte que le mot « Chile » serait d’origine aymara, cela signifierait « le lieu où finit la terre ». Les anciens romains appelait ça « finis terrae ». Depuis toujours, les hommes ont associé aux énormes distances la capacité de contenir (ou de cacher) des mondes absurdes, habités par des monstres marins et d’étranges créatures. La distance crée nécessairement une distorsion dans notre regard sur le monde. Et ce n’est pas que le monde soit partout pareil, bien au contraire, il serait plutôt jamais le même… mais ce n’est pas pour autant que les hommes de la Patagonie étaient des géants ou que au milieu de la forêt amazonienne se cachait une ville en or. Ce qui est vraiment dur dans le voyage est de savoir regarder « justement », c’est-à-dire « savoir être là où nous sommes » quand – au contraire – on veut « être ailleurs ». Ce n’est qu’ainsi que l’on peut vraiment découvrir un lieu, paradoxalement l’extraordinaire aime se dissimuler derrière le banal.

Pour ses vacances, notre invraisemblable Evan Czillag est parti, pendant quelques semaines (un temps bien maigre hélas !), en Terre de Feu. L’extrême sud de l’Amérique du sud. La grande île séparée du continent par le mythique détroit de Magellan et habitée par les vents. Un paysage sans doute extraordinaire attend le voyageur inspiré : amples horizons de prairies vallonnées traversés par de gros nuages et une faune locale de guanacos, condors et moutons. En fait la grande île est aujourd’hui peuplée essentiellement de moutons. Cette population massive et parfaitement adaptée au milieu est le résultat de plus de deux cent ans d’exploitation agricole anglaise. Les immigrants sont venus s’installer dans cet immense « coin » du monde, en quête d’espaces et de terres propres au pâturage pour l’exploitation des moutons (tant pis s’il y avait déjà des habitants… la propriété privé c’est eux qui l’ont inventée).

En tout cas, cette occupation a laissé – entre autres choses – une architecture de « estancias » sur tout le territoire. Fidèle à son regard citadin, Evan Czillag nous livre une sélection d’images, comme un portrait de ces amples (et vétustes) fermes (sortes de grands « hangars ») construites au début du XXème siècle et spécialement conçues pour tondre les moutons au printemps (puis laissées vides pendant le reste de l’année).

Bon voyage!

02
mar

100 PAS

by admin | No Comments

Je me suis souvent demandé pourquoi. Le couloir qui sert de correspondance entre la ligne 5 et la ligne 7bis dans la station Jaurès ne trace pas une ligne droite mais dessine un zigzag assez régulier avec des angles d’environ 150°. Ceci dit, ce n’est pas quelque chose de désagréable, bien au contraire ce rythme réduit légèrement la vitesse de marche et transforme un couloir, qui autrement aurait été très monotone, en une série de « moments ». Chaque tronçon de parcours est perçu de manière isolé, par « petits bouts », et même si (en fin de compte) tous ces tronçons sont pareils (et oui, toujours !), la sensation qui domine c’est celle d’avoir parcouru un chemin plus court – car jamais on ne peut percevoir l’ensemble du trajet.

Ceci est clairement valable pour la grand part des correspondances et parcours dans le métro. Exception faite de quelques longs couloirs en ligne droite, dont la plupart sont souvent aménagés avec un tapis roulant, l’espace du métro reste un espace fragmenté en morceaux, en « bouts de couloir ». Les escaliers sont une variante verticale du même principe. Pareils pour les quais : variante de couloir avec un seul mur, et de même pour les trains, qui ne sont rien d’autre que des « bouts de couloirs », à la queue-leu-leu, et montés sur des roues… Le couloir semble être la base du « programme architectural » du métro.

Voilà donc l’idée, ou plutôt l’intuition, que m’inspiraient les couloirs du métro. Une sensation d’être comme dans un labyrinthe –là où tous les parcours mènent à un même point qui demeure indiscernable. Cette sensation oppressante, peut-être due à ces murs trop proches, ou à cette forme voûtée qui renforce la sensation d’enfermement, ou, peut-être, tout simplement, parce qu’il s’agit d’un couloir, et que les couloirs, comme les lignes parallèles, tendent à l’infini.

Il y avait aussi cette impression d’être dans un lieu qui se déroule comme un tapis au fur et à mesure que l’on avance – un lieu que l’on imagine capable de nous surprendre à chaque angle, et qui, pourtant, reste invariablement le même. Un lieu qui possède une propriété unique, celle d’être parcouru avec un baladeur… Ce n’est pas la même chose de parcourir le tapis roulant de Montparnasse avec U2 ou avec Nusrat Fateh Ali Khan ! En tout cas, que ce soit l’un ou l’autre, la musique transforme le couloir en un lieu cinématographique, très proche des « 100 pas ». Depuis longtemps, quand je longe les couloirs avec mon walk-man, j’imagine systématiquement une séquence filmée, une séquence d’images, de pas, et d’instants.

Finalement, ce constat presque paradoxal que les couloirs du métro sont un lieu très dynamique, qui accueille le mouvement constant et la multitude… d’ailleurs, à certaines heures, et selon l’endroit, cette affluence peut être si forte que le lieu disparaît sous la présence des gens. Et les gens marchent, tout le temps, peut-être parce qu’il s’agit de la seule manière « d’habiter » le couloir. Les rares « sédentaires » (chanteurs, sdf, vendeurs…) appartiennent en quelque sorte au cadre du lieu : ils n’habitent pas le couloir, ils en font partie. Ils s’installent logiquement « en dehors du flux », dans les recoins, les zones de pénombre du mouvement et deviennent une partie de ces limites.

Le projet des cents pas est venu donc par une nécessité d’habiter et de mesurer ce lieu, de l’apprivoiser, de découvrir la « matière » de ces couloirs, un peu comme si on allait faire de la plongée dans le métro. Cent pas, c’est d’abord une mesure. Une mesure de parcours, de distance, de temps. Mais aussi un protocole (comme les duels ou les attentes dans les salles de pas perdus) qui contient le sens de ses propres actes… même si ce sens nous est complètement inconnu. Et puis c’est une démarche, une approche, une contrainte, un exercice.

Bon voyage !

instant 3 from LES 100 PAS on Vimeo.

instant 4 from LES 100 PAS on Vimeo.

29
jan

EGG HOUSE

by admin | No Comments

EGG HOUSE WEB

Un jeune architecte chinois, fatigué de chercher un logement abordable à Beijing, a finalement décidé de construire sa propre maison !
Juste en face de l’agence où il travaille (c’est-à-dire carrément sur le trottoir d’en face!) il a posé son « Egg-House », un œuf de 2 m² construit avec une structure en treillis de bambou recouverte avec des sacs de terre, le tout saupoudré de graines de gazon… Le prix? 600€, panneau photovoltaïque inclus!

Plus d’info ICI.

Bon voyage!

22
jan

COMCELA vous souhaite une année COMCECI!

…plutôt symétrique, mais profondément diagonale,

avec un peu de nuages et beaucoup de voyages…

et surtout : un air calme de vieux jouet, de boîte à musique,

un peu comme la madeleine de Proust

…mais en version Duchamp!

Pour éclairer ces propos, voici une très belle vidéo de notre correspondant dans le 3ème arrondissement, notre cher Pouille, accompagnée de la music des Sigur Ros.

Bon voyage!

01 from Pouille on Vimeo.